2. Les Plasmodiophorales
Les Plasmodiophorales comportent une quinzaine d'espèces seulement, toutes parasites d'autres végétaux où elles provoquent souvent des tumeurs importantes par hypertrophie des tissus malades. Elles sont classées en quelque dix genres : Octomyxa et Woronina, parasites des Vaucheria et Saprolegnia ; Lignera, Molliarda, Sorosphaera, Tetramyxa, etc., parasites des plantes supérieures. L'ordre est important pour l'étude de la phylogénie des Champignons et parce que deux espèces causent de graves maladies des plantes cultivées : Spongospora subterranea, agent de la gale poudreuse de la pomme de terre, s'attaque aux tubercules et les déprécie ; Plasmodiophora brassicae provoque la hernie du chou, maladie du collet de nombreuses Crucifères et plus spécialement des Brassica cultivés en terrains non calcaires ; son cycle de développement est schématisé dans la figure.
La spore, libérée dans le sol par pourriture des tissus parasités, peut s'y maintenir longtemps au repos grâce à sa paroi chitineuse. En conditions favorables, elle germe en un myxoflagellé (ou zoïde) à deux flagelles très inégaux, lequel pénètre dans une radicelle et devient une myxamibe non flagellée, qui se multiplie activement pour donner un plasmode, contenant jusqu'à trente noyaux, et susceptible de migrer d'une cellule à l'autre par diapédèse. Les noyaux s'apparient ensuite en donnant un plasmode diploïde, qui passe par une phase dite « akaryote », car à ce moment les noyaux, non colorables, paraissent absents. Ces noyaux subissent ensuite une méiose comportant trois divisions successives accompagnées de bipartitions, ce qui mène à la formation des spores haploïdes.
L'étude des cycles de développement des Plasmodiophorales est rendue très difficile par leur vie parasitaire ; malgré de nombreuses recherches, bien des points importants restent à élucider ou à coordonner.
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