5. Développement et croissance
On reconnaît deux sortes de développement postembryonnaire : l'un par épimorphose, selon lequel la larve naît avec un nombre de segments pédifères fixés dès l'éclosion ; l'autre par anamorphose – le plus fréquent –, au cours duquel les segments sont acquis au fur et à mesure du déroulement des stades de croissance jusqu'à l'état adulte. Dans les deux cas, le nombre définitif des segments est rarement fixé chez l'adulte ; il est variable, dans de larges proportions (type anomoméristique), chez les individus d'une même espèce.
La première larve des Diplopodes, Symphyles et Pauropodes est hexapode, et chez la plupart des groupes le premier stade est précédé d'un stade pupoïde, où la larve est enveloppée dans une membrane embryonnaire sans trace de segmentation mais parfois avec des soies et l'organe d'éclosion (dent ou épine).
Le nombre des stades larvaires n'est pas uniforme ; il varie chez les Diplopodes suivant que le nombre des anneaux est fixe ou variable chez l'adulte et suivant que le nombre de ces anneaux est faible ou élevé. Le rythme de croissance est irrégulier ; rapide au début, il ralentit vers la fin, mais les larves d'une espèce donnée de Iulides n'ont pas toutes le même rythme ; elles sont soit en avance, soit en retard par rapport au rythme moyen, ou les unes par rapport aux autres.
Chez Glomeris (Diplopode), à la période anamorphe, créatrice de segments, succède une période épimorphe au cours de laquelle sont acquis des caractères autres que la segmentation. On est ainsi en présence d'un cas strictement comparable à celui des Chilopodes, Lithobiomorphes en particulier, éminemment évolués. Une contraction tachygénétique du développement postembryonnaire tend à réduire le nombre des stades, entraînant une diminution du nombre des anneaux définitivement acquis par l'adulte.
L'épimorphose se rencontre chez les formes primitives des Chilopodes à grand nombre de segments (Géophilomorphes, Scolopendromorphes). La croissance embryonnair […]
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