1.
2. Auteur
Le Hongrois Béla Bartók effectue, en partie avec son compatriote Zoltán Kodály, un travail considérable de collecte des musiques populaires d'Europe centrale et orientale. Son évolution artistique se distingue de celle de la plupart de ses contemporains occidentaux par la permanence de ses relations avec le folklore. Prenant les formes les plus variées, celles-ci donneront au xxe siècle quelques-uns de ses plus hauts chefs-d'œuvre: six quatuors à cordes (1908-1939) – dont l'ensemble constitue pour ce genre un sommet inégalé depuis Beethoven –, le ballet Le Mandarin merveilleux (1926), la Cantata profana (1934), la Musique pour cordes, percussion et célesta (1937), la Sonate pour deux pianos et percussion (1938).
3. Genre
La Musique pour cordes, percussion et célesta ne ressortit à aucun genre préétabli: ce titre, initialement provisoire pour Bartók, est devenu définitif. Alors qu'il est en vacances à Braunwald, en Suisse, Bartók reçoit, au printemps de 1936, une lettre du chef d'orchestre et mécène Paul Sacher lui demandant de composer une pièce pour orchestre à l'occasion de la célébration du dixième anniversaire de son Orchestre de chambre de Bâle. Créé le 21 janvier 1937 par Sacher à la tête de l'Orchestre de chambre de Bâle, ses dédicataires, ce chef-d'œuvre est écrit pour un orchestre à cordes disposé de part et d'autre du chef en deux groupes qui se répondent, auxquels s'ajoutent: à gauche, un piano, un célesta, deux tambours, les timbales; à droite, une harpe, un xylophone, les cymbales, une grosse caisse, un tam-tam.
4. Forme
Musique éclatante, musique de fête où domine le caractère percussif, très présent notamment par les accords martelés du piano, la Musique pour cordes comporte quatre mouvements: Andante tranquillo, Allegro, Adagio et Allegro molto; le premier et le quatrième sont symétriq […]
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