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CRÉOLE MUSIQUE

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Tango, affiche

En matière musicale, la colonisation des Amériques et des Caraïbes a provoqué un processus de créolisation : de nouveaux instruments et de nouvelles formes ont été introduits ou ont pris naissance dans une société où voisinent Amérindiens et groupements créoles comme les Black Karibs, ladinos, caboclos brésiliens, esclaves nègres et colons européens.

1.  Les instruments étrangers importés

Les Amérindiens ont emprunté au Pérou et au Mexique une harpe rustique, sans pédale, le charango, sorte de mandoline à cinq cordes doubles dont la caisse sonore est constituée d'une carapace de tatou ; on retrouve cet instrument du Mexique à l'Argentine. Les Africains ont importé les arcs musicaux (carimba ou caramba au Guatemala et au Honduras), des instruments à percussion (cajón du Pérou) et, surtout, la marimba, sorte de xylophone très populaire dans les Caraïbes occidentales : il s'agit d'une adaptation locale du balafon par des populations déjà sensibilisées aux sonorités voisines du teponaztli des anciens peuples du Mexique, tambour de bois à deux langues correspondant à deux sons distincts.

2.  Les formes

La musique d'origine ibérique a pénétré dans toute l'Amérique espagnole et portugaise. Le fandango espagnol, devenu le baile de pañuelos, s'appelle jarabe au Mexique, marinera au Pérou, zamacueca ou cueca au Chili et en Argentine. Au Mexique, les danses dérivées des zapateados hispaniques sont la sandunga, proche de la valse, le zapateado, la jarana, où alternent les rythmes 3/4 et 6/8, le corrido, issu de la romance espagnole, et les huapangos, danses où se mêlent des mesures à 2, 3 et 6 temps.

Le folklore mexicain se révèle très difficile à comprendre : les musiciens populaires – les mariachis – combinent sur leurs instruments importés des éléments africains, européens et amérindiens (mayas, aztèques, zapotèques et toltèques).

Les folklores chilien et argentin, d'inspiration hispano-africaine, ont acclimaté le fandango et le zapateado. Le folklore argentin s'est enrichi au xviiie siècle des chansons et danses créoles comme le vidala, le baguala, l' […]

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« CRÉOLE MUSIQUE » est également traité dans :

LÉLÉ GRANMOUN (1930-2004)

Écrit par :  Universalis

…  accompagnant un rituel funéraire malgache appelé service (« sevis malgas » ou « sevis kabars »).* Musique des esclaves puis des exclus, symbole de la culture créole, le mayola est interdit de 1946 à 1962 par les autorités françaises. Granmoun (« grand-père ») Lélé (de son vrai nom Julien Philéas) a composé l'essentiel de son répertoire – plus de… Lire la suite

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