L'un des plus illustres physiologistes allemands du xixe siècle. Johannes Müller forma les premiers anatomo-pathologistes et physiologistes de l'Allemagne de cette époque : Du Bois-Reymond, Helmholtz, Virchow, Henle, Haeckel, Schwann...
Attiré d'abord par la théologie, il s'oriente ensuite vers la médecine, en reçoit les grades à Bonn en 1823 avec une thèse très importante : De respiratione fetus, puis il enseigne durant dix ans dans cette ville. En 1826, il fait paraître Physiologie des Gesichtssinnes, ouvrage qui reflète l'influence qu'exerce sur le jeune savant la Naturphilosophie de Schelling. Mais bientôt Müller abandonne la spéculation, observe et expérimente. Tirant profit des ressources offertes par le microscope, dédaigné par Bichat, il donne la première description de la structure des glandes endocrines, du cartilage et des organes génitaux. Les résultats de ses recherches sont rassemblés dans De glandularum secernentium structura (1830) et Bildungsgeschichte der Genitalien (1830) où sont décrites les structures de ce qu'on appellera les canaux de Müller. Il confirme en 1831, grâce à des expériences […]
