3. Une reconnaissance universelle
Cette fin de carrière difficile et l'accumulation des coups en sont-elles la cause ? Toujours est-il que, dès 1982, le diagnostic des médecins est formel : Muhammad Ali souffre de la maladie de Parkinson. L'homme, diminué, demeure un héros pour des millions de gens, et même les États-Unis, faisant pénitence, lui rendront de multiples hommages. Ainsi, en 1996, il a l'honneur d'embraser la vasque olympique lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux d'Atlanta. Le 15 septembre 1998, au siège des Nations unies, Kofi Annan, secrétaire général de l'organisation, le nomme officiellement « messager de la paix ». Le 17 décembre 2005, la Société allemande pour les Nations unies lui décerne la prestigieuse médaille de la paix Otto-Hahn, pour « son engagement en faveur du mouvement américain contre la ségrégation et pour l'émancipation culturelle des Noirs à l'échelle mondiale ». Muhammad Ali est le premier sportif à recevoir cette distinction, créée en 1988 et décernée tous les deux ans.
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