En 1991, la situation économique s'aggrave en raison de la sécheresse dans la province de Manica, la plus fertile du pays, et d'inondations dans celles de Nampula et de Cabo Delgado. Le président Joaquim Chissano mène une politique en faveur de l'économie de marché, ce qui lui vaut l'estime des institutions internationales. L'aide étrangère intervient pour 76% dans le P.N.B., contre une moyenne de 11% pour les pays de l'Afrique subsaharienne.
En septembre 1992, le Mozambique devient membre du G.A.T.T. Le 4 octobre, Joaquim Chissano et Afonso Dhlakama, chef de la Résistance nationale du Mozambique (Renamo), signent à Rome un accord de paix, à l'issue de plus de deux ans de négociations. L'accord prévoit un cessez-le-feu, le cantonnement et le désarmement des combattants, la constitution d'une nouvelle armée et l'organisation d'élections générales dans un délai de douze mois. Il est rendu possible par la fin de la guerre froide, l'Union soviétique ayant soutenu le Front de libération du Mozambique (Frelimo) et l'Afrique du Sud la Renamo. Le conflit a dévasté le pays et causé la mort d'un million de personnes. Le 16 décembre, l'O.N.U. crée une force de mai […]
