Connu au viie siècle sur les plateaux iraniens, le moulin à vent est alors une tour assez haute percée de meurtrières qui remplacent le bief : par ces ouvertures, le vent s'engouffre avec plus de violence, entraînant une roue à palettes, disposée horizontalement au sommet de la construction. L'axe vertical de cette roue est solidaire, au bas du moulin, d'une meule tournante placée au-dessus de la meule gisante.
On attribue aux Arabes la diffusion vers l'ouest du moulin à vent, signalé pour la première fois en Europe par un texte anglo-saxon de 833. L'usage du moulin à vent ne devient commun qu'au xiie siècle, tout d'abord sur les côtes anglaises et normandes, où il peut recevoir le vent du large. Il est connu, au xiiie siècle, à Paris, en Champagne, en Hollande et au Danemark au xive siècle, en Suède et en Pologne. Le moulin à vent occidental diffère d'ailleurs du prototype persan : des ailes remplacent la roue motri […]


