4. Diversité des types de morts cellulaires
• Les relations entre types de morts cellulaires
Les modifications morphologiques et biochimiques qui accompagnent ces morts cellulaires peuvent varier en fonction du signal létal et du type cellulaire. Il semblerait qu'une cellule puisse choisir le processus létal à mettre en œuvre, en fonction du stimulus reçu, du contexte métabolique et de son environnement cellulaire. Il a été établi que les relations entre l'apoptose, l'autophagie et la nécrose sont complexes et que les différentes formes de mort cellulaire sont interconnectées. Non exclusifs, ces processus peuvent aussi bien se combiner pour s'associer de façon synergique que s'inhiber mutuellement. Ainsi, une mort cellulaire, qui se déroule habituellement selon un processus apoptotique, peut déclencher un processus nécrotique ou autophagique si on empêche la perméabilisation de la membrane des mitochondries (en inhibant l'activité biologique de facteurs pro-apoptotiques de la famille BCL-2 comme BAX et BAK), si on inhibe l'activation des caspases (en utilisant des inhibiteurs génétiques ou pharmacologiques des caspases) ou encore si on élimine des activateurs de caspases tels que la protéine adaptatrice APAF-1 (apoptosis protease activating factor-1). De plus, l'autophagie et la nécrose peuvent constituer, dans certaines situations, des morts cellulaires induites par défaut lorsque des effecteurs essentiels de l'apoptose sont inhibés. Le contexte métabolique de la cellule (la concentration intracellulaire en ATP ou en oxygène par exemple) peut également influencer le choix du processus de mort à engager, et cela indépendamment du signal de mort initial ; l'identification de régulateurs communs à ces différents processus létaux permettra de définir les voies de signalisation cellulaire qui participent à ce choix en fonction d'un stimulus donné et d'un contexte cellulaire particulier.
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