7. Mortalité de l'âge adulte
À partir de quarante ans, la mortalité endogène de vieillissement commence à ne plus être négligeable, et le phénomène s'accélère ensuite très vite. On se trouve devant un processus exponentiel. Sur cent survivants à un an, il y a un décès par vieillissement avant quarante ans, sept de quarante à soixante ans, et quarante de soixante à quatre-vingts ans.
Mais ce qui est surtout frappant, c'est l'apparition de la mortalité de civilisation liée au mode de vie.
Il faut d'ailleurs distinguer ici les femmes des hommes. Ces derniers meurent beaucoup plus que les femmes, et cette surmortalité masculine s'est accrue au fil des ans. Chez les femmes, la mortalité de l'âge adulte diminue constamment depuis très longtemps, alors que chez les hommes, dans la plupart des pays industrialisés, la mortalité s'était stabilisée. De plus, les niveaux atteints variaient beaucoup d'un pays à l'autre en dépit de niveaux de vie comparables. Comme, pendant ce temps, la mortalité féminine diminuait, la surmortalité masculine s'est accrue. La situation s'est modifiée au cours des années soixante-dix. La mortalité masculine de l'âge adulte dans les pays industrialisés a alors repris son mouvement de baisse.
Dans les pays en développement, on observe des mortalités beaucoup plus élevées.
On conçoit qu'aux âges élevés et aux très grands âges, le caractère exponentiel de la mortalité endogène de vieillissement l'emporte sur toutes les autres formes de mortalité. Le terme ultime de la vie humaine n'a sans doute jamais varié ; cent dix ans semble un âge au-delà duquel l'organisme humain ne peut aller.
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