5. Mortalité infantile
Dans la mortalité endogène de vieillissement, le passage de la vie utérine à la vie à l'extérieur se traduit par une nouvelle perte qu'on peut estimer à 1 p. 100 dans les meilleures conditions. Il s'agit de décès se produisant dès le premier mois de la vie, souvent dès le premier jour, un peu moins souvent les dix jours suivants et plus rarement après. À cette mortalité infantile endogène de vieillissement s'ajoute une mortalité accidentelle (accident de l'accouchement) et une mortalité de civilisation. Au total, on peut atteindre 3 à 4 p. 100 de perte.
Là encore l'âge de la mère intervient, la mortalité est plus forte chez les enfants de mères âgées.
La mortalité infantile accidentelle au sens large du terme peut être aujourd'hui évitée. On sait préserver les enfants des facteurs délétères et, si la rencontre se produit tout de même, la médecine a les moyens de réparer les dommages. En revanche, il existe une mortalité de civilisation, première manière, qui tient au fait que toutes les populations ne disposent pas des derniers perfectionnements de la médecine et que, là où ces moyens existent, les populations n'en font pas toujours un bon usage.
Selon des données remontant à 1984, en Suède et en Norvège la mortalité infantile exogène a presque disparu (à peine 2 p. 1000 nés vivants). Dans les autres pays industrialisés, des taux de 3 à 10 p. 1000 ne sont pas rares et, dans certains groupes socioculturels, la mortalité infantile exogène peut atteindre 30 p. 1000 nés vivants. Au-delà se trouvent les pays en développement où l'éventail des variations est considérable (de 10 à 200 p. 1000).
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