Le 5 décembre 1791, cinq minutes avant une heure du matin, Wolfgang Amadeus Mozart meurt à Vienne. Enfant prodige, compositeur doté de facilités uniques, Mozart occupe une place essentielle dans l'histoire de la musique car il est le premier musicien à s'être libéré de la tutelle des princes et des mécènes pour se lancer dans l'aventure de l'indépendance. À bien des égards, sa musique est le reflet de cette volonté d'émancipation : elle traverse les époques sans être révolutionnaire, de l'aube du classicisme à un épanouissement des formes qu'il transcende à un point tel qu'elles deviennent intemporelles. Avec Mozart, la musique n'est plus un divertissement, elle est liberté, elle chante spontanément sans chercher à plaire, c'est parfois un drame ou un engagement, plus rarement une confession. Tout en restant au service du prince-archevêque de Salzbourg Hieronymus Colloredo, il visite toute l'Europe occidentale à plusieurs reprises – d'abord sous la férule de son père Leopold –, et sa musique reflète la diversité des cultures qu'il assimile. En 1781, il se fixe à Vienne, où il adhérera à la franc-maçonnerie. Il n'obtiendra le poste convoité de Kammermusicus à la cour des Habsbourg qu'en décembre 1787 et mourra dans la misère.
Son
Divertimento pour cordes K 136 Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) premier mouvement, allegro, du Divertimento pour cordes en ré majeur K 136 (1772) Orchestre de chambre tchèque, direction Josef Vlach. Image: Mozart am Klavier («Mozart au piano»). Portrait inachevé par Joseph Lange (1789).…
Crédits: Musique: © Koka Media
Image: © AKG
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Alain PÂRIS
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