Personnage du cycle arthurien, fée et enchanteresse. On peut rattacher Morgane à divers personnages de la mythologie celtique : une légendaire Modron, fille d'Avallach et mère d'Urien, apparaît dans les poèmes gallois les plus anciens. Geoffrey de Monmouth, Guillaume de Malmesbury et le Merlin-Huth lui substituent Morgain, probablement sous l'influence des conteurs bretons de la cour anglo-normande. Ces derniers racontaient une légende propre à maintenir l'espérance des peuples celtes vaincus et dominés par les Saxons, puis par les Normands. Blessé par Mordred dans sa dernière bataille, Arthur aurait été recueilli par la fée Morgain (sa sœur, dans certaines traditions) ; celle-ci, qui a étudié la nécromancie et l'astronomie et possède le pouvoir de changer de forme, aurait emporté Arthur, aidée de ses huit compagnes, dans l'île d'Avalon, y aurait guéri ses blessures et lui aurait offert l'hospitalité jusqu'au jour où Arthur serait retourné en Bretagne pour réunir les Celtes et restaurer son empire. Pour prouver l'inanité de cette légende, Henri II Plantagenêt fit faire des fouilles à Glastonbury (abbaye dont le nom se rapproche, pour le sens, d'« Avallach ») et identifi […]
