En novembre 2010, la Commission européenne recommande d'accorder au Monténégro le statut de pays candidat à l'Union européenne, concluant que les progrès réalisés dans le respect des critères d'adhésion sont « considérables et réguliers ». Le magazine Foreign Policy décrit par ailleurs le Monténégro comme l'État le plus stable de l'ouest des Balkans.
En avril, le gouvernement du Premier ministre Milo Djukanović résiste à la motion de censure déposée au Parlement, où ses partenaires du Parti démocratique des socialistes (D.P.S.) sont majoritaires. Les partis d'opposition avaient accusé l'exécutif de ne pas lutter efficacement contre le crime organisé et de mal gérer les institutions nationales. En dépit de ces critiques, le D.P.S. remporte la majorité aux municipales de mai, bien que l'opposition obtienne de bons résultats dans les principales agglomérations. Ces élections sont les premières organisées sans la présence d'observateurs internationaux ou d'O.N.G.
Après avoir approuvé la publication du manuel de grammaire officiel du Monténégro, le Parlement déclare le monténégrin « langue officielle » des médias nationaux en août, puis des institutions d'enseignement en septembre. En novembre, il suspend le programme de citoyenneté économique qui permettait aux étrangers investissant dans le pays ou versant à l'État au moins 500 000 euros de demander la nationalité monténégrine. Ce projet controversé, lancé par le gouvernement en août, avait pour objectif d'attirer les investisseurs étrangers. Les autorités européennes émettent des réserves sur ce programme pour des raisons de sécurité.
La Banque mondiale classe le Monténégro soixante-sixième sur cent quatre-vingt-trois pays étudiés pour la facilité de faire des affaires. Selon le F.M.I., le P.I.B. monténégrin devrait se contracter d'1,8 p. 100 en 2010. Le gouvernement indique que le taux de chômage se situe entre 10 et 15 p. 100, tandis que l'enquête sur les forces de travail de l'Union européenne l'établit autour de 20 p. 100. Selon les estimations officielles, environ 25 p. 100 de la population active travaillerait dans le secteur informel.
Milan ANDREJEVICH
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