Préfecture du Tarn-et-Garonne, la commune de Montauban comptait 53 200 habitants en 2005, ce qui la plaçait au second rang en Midi-Pyrénées. L'urbanisation s'y est développée presque essentiellement à l'intérieur de son vaste territoire communal : de ce fait, avec sept communes seulement et 58 752 habitants, son agglomération n'occupait que la quatrième place dans la région après Toulouse, Albi et Tarbes, tout comme l'aire urbaine dont elle est le pivot (22 communes, 75 158 hab. en 1999), presque contiguë à celle de Toulouse, cinquante kilomètres seulement séparant les deux villes, bien reliées entre elles par la route, l'autoroute et la voie ferrée.
Ville neuve créée sur ordre du comte de Toulouse en 1144, elle a été construite selon un plan géométrique autour de la place du Marché, devenue place Nationale, avec ses façades de brique, bordée par les « couverts », double galerie voûtée. Après la crise albigeoise, la ville s'affirma comme une grande place commerciale, grâce à son port sur le Tarn assurant vers l'aval les échanges avec Bordeaux par la Garonne, tandis qu'un nouveau pont sur la rivière, achevé en 1335 – l'actuel Pont Vieux –, facilitait les liaisons routières vers le nord et le sud. Guerre de Cent Ans et guerres de religion ont ensuite cruellement ponctué l'histoire de la ville, devenue place de sûreté protestante.
Avec la reconquête catholique, le pouvoir royal, soucieux de contrôler la cité, en fait, dès 1635, le chef-lieu de la généralité de Haute-Guyenne. La noblesse de robe afflue alors dans la ville, et les intendants veillent à son extension et à son embellissement. Le commerce reprend activement, tandis que se développent des manufactures produisant des « cadis », draps de laine exportés vers les Antilles et le Canada.
La perte de cette colonie et les troubles de la Révolution française marquent un coup d'arrêt à cette expansion. La ville qui comptait plus de 25 000 habitants à la fin du xviiie siècle perdit l'essentiel de ses fonctions administratives. Elle fut réduite au […]
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