Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Joël MAGNY
La définition la plus courante du montage en fait « l'organisation des plans d'un film dans certaines conditions d'ordre et de durée » (Marcel Martin). Le caractère vague de cette définition indique bien les multiples aspects du montage, qui a pu revêtir un sens différent selon les écoles et les pratiques, mais qui caractérise au plus intime le… Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
Dans le chapitre "Un cinéma lyrique" : … style de Vigo le transfigure complètement. La musique de Maurice Jaubert joue un rôle prépondérant. *Le montage du film épouse le rythme de la partition et de ses grands thèmes. Les dialogues, nombreux et elliptiques, sont traités musicalement pour leur sonorité et non pour leur sens. C'est donc la bande sonore et le montage qui déterminent l'… Lire la suiteÉcrit par : Jacques AUMONT
Dans le chapitre "« Moi je vis dans l'image »" : … . Pourtant, le plus profond de son invention touche à un domaine où il est moins célébré : le *montage. Très tôt – dès Monika –, Bergman a mis au point une formule originale pour souligner un jeu de scène : au lieu de passer d'un plan d'ensemble à un plan rapproché, il faisait l'inverse, passant du très proche, parfois du gros plan,… Lire la suiteÉcrit par : Marc CERISUELO, Jean COLLET, Claude-Jean PHILIPPE
Dans le chapitre "La vague soviétique" : … : Koulechov. L'expérience Koulechov-Mosjoukine est l'exemple le plus fameux de l'efficacité du *montage, que les Soviétiques découvrent et développent dans les années 1920. On sait que Koulechov avait emprunté à un vieux film un gros plan de l'acteur Ivan Mosjoukine qui s'y montrait impassible. On avait monté ce plan successivement après une… Lire la suiteÉcrit par : Youssef ISHAGHPOUR
Dans le chapitre "Puissances du montage (l'école soviétique)" : … Béla oublie les ciseaux », reproche Eisenstein à Balázs. Cette phrase définit assez* l'orientation des théoriciens-cinéastes soviétiques, qui tiennent le montage pour l'essence du cinéma et lui donnent chacun un sens selon leur pratique, liée à la recherche et à l'enseignement. Lev Koulechev (1899-1970) va démontrer, expérimentalement, la puissance… Lire la suiteÉcrit par : Michel BAPTISTE, Pierre BRARD, Jean COLLET, Michel FAVREAU, Tony GAUTHIER
Dans le chapitre "Émulsions, développement, tirage de films" : … . Pendant le tournage, chaque jour, le réalisateur et ses collaborateurs visionnent les rushes. *Le montage du film s'effectue sur ce positif qui devient alors la copie de travail. Quand la copie de travail est définitivement montée (scènes dans l'ordre, élimination des longueurs, raccords précis correspondant au rythme désiré), on… Lire la suiteÉcrit par : Guy GAUTHIER
Dans le chapitre "Le temps du muet (1896-1930)" : … la réalité se pénètre mieux quand on connaît par une longue approche ce qui en dévoile le sens. Au *montage, les attitudes s'inversent. Vertov, profondément impliqué dans le débat qui agite l'avant-garde russe autour de la question du montage, construit son film en utilisant des fragments de réel à la manière d'un collage ; Flaherty, tout aussi… Lire la suiteÉcrit par : Joël MAGNY
Dans le chapitre "Le premier cinéma soviétique : le montage contre la mise en scène" : … parfaitement secondaire par rapport au passage d'un plan à un autre et au jeu des plans entre eux. *Le montage se substitue à la mise en scène proprement dite. Lorsque Lev Koulechov articule par le montage une assiette de soupe, un cadavre ou un enfant avec un regard de l'acteur Ivan Mosjoukine, le spectateur ne peut que se plier aux intentions de… Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
Dans le chapitre "Un film-enquête" : … et en profondeur de champ (lors des entretiens entre Thompson et les témoins), les fondus enchaînés *et le montage court. Citizen Kane reste donc un chef-d'œuvre inégalé du montage cinématographique, grâce à sa construction en retour en arrière et à tous les types formels d'organisation séquentielle mobilisés : lors des actualités, de la… Lire la suiteÉcrit par : Bernard EISENSCHITZ
Dans le chapitre "Du théâtre au cinéma" : … américain. Puis il assiste Esther Choub lors du remontage d'un Dr Mabuse, de Fritz Lang. *Il découvre que, par le montage, on peut modifier la réalité, montrer ce qui n'est pas visible. « En chacune de ces étapes, écrit Jean Collet, il y a toujours l'obsession du langage. Et chaque fois la volonté de le posséder, d'atteindre à une… Lire la suiteÉcrit par : Daniel CHARLES
Dans le chapitre "L'expérience comme expérimentation" : … plus nostalgique ou contemplative. L'attente (au sens de Derrick de Kerckhove) fait être le temps. *Celui qui conféra au montage ses lettres de noblesse, S. M. Eisenstein, le dit clairement dans un texte de 1938 : « Deux morceaux de pellicule, n'importe lesquels, mis bout à bout, se combinent inévitablement, et de leur juxtaposition résulte une… Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
Dans le chapitre "Un film qui brise tous les tabous" : … à ce poème lyrique une structure révolutionnaire, entièrement fondée sur les retours en arrière *et un montage libre qui accompagnent un texte ostensiblement littéraire, psalmodié d'une voix incantatoire : « Tu n'as rien vu à Hiroshima »... « J'ai tout vu à Hiroshima, les deux cent mille morts et les quatre-vingt mille blessés en neuf secondes… Lire la suiteÉcrit par : Jacques AUMONT
Dans le chapitre "Un manifeste avant-gardiste" : … narratives (le sauvetage), morceaux de pur rythme (l'enthousiasme au travail, l'énergie) : *la virtuosité est époustouflante, un des sommets du montage dans tous ses états. En outre le style de Vertov n'a rien de sec, et ses vertigineuses suites de plans, si elles mobilisent l'intellect du spectateur, sollicitent immédiatement sa… Lire la suiteÉcrit par : Jacques AUMONT
Dans le chapitre "Un chef-d'œuvre expérimental" : … un spectacle peut-il déterminer à coup sûr une certaine réaction, « façonner » son spectateur ? *À cette question, typique de l'époque et du contexte, il avait donné une première réponse, avec la théorie du « montage des attractions » : le spectacle doit violenter son spectateur, lui offrir surprise après surprise, choc après choc. Mais cela… Lire la suiteÉcrit par : Raphaël BASSAN
… mais surtout de manière codée, sur la condition des homosexuels dans presque tous ses films. *Dès Psyché, le cinéaste élabore un formalisme en avance sur celui de ses contemporains qui utilisent soit le montage attractif hérité d'Eisenstein, et fondé sur la juxtaposition dynamique des plans du film, soit la métaphore visuelle dans la… Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
Dans le chapitre "Une œuvre d'une grande virtuosité poétique et technique" : … Napoléon est certes un film à « grand spectacle », mais c'est aussi un film expérimental. *Ces expériences rhétoriques culminent dans le montage de plus en plus rapide dans toutes les séquences d'action. Abel Gance va jusqu'à monter des plans d'une à deux images seulement, quasi imperceptibles, mais productrices d'effets rythmiques… Lire la suiteÉcrit par : Michel CHION
Dans le chapitre "Rupture ou continuité ?" : … le modèle cinématographique classique, en même temps qu'il contribuait à le changer : ainsi pour le *montage et le découpage, dont le parlant risquait de remettre en cause la souplesse en assujettissant les images au déroulement d'un dialogue continu. « Étant donné le rôle central du montage dans le modèle classique, la venue du son représentait une… Lire la suiteÉcrit par : Joël MAGNY
Dans le chapitre "Quand vient la fin" : … remarquable cadreur Jacques Loiseleux. Cependant, la saisie du réel, ne s'arrête pas au tournage. *Le montage restitue ce chaos plutôt que de le plier à une chronologie factice ou une logique dramatique externe : le film devient une série de blocs juxtaposés, mal ajustés, mais se répondant selon la nécessité d'un équilibre ou de chocs émotionnels… Lire la suiteÉcrit par : Michel ESTÈVE
… film la forme d'un collage. La clef de voûte esthétique des Plages d'Agnès est évidemment *le montage, compris non pas comme art de rupture mais comme art du raccord. À cinquante ans d'intervalle, une ellipse métamorphose ainsi les figurants de La Pointe courte en personnes âgées retrouvées avec plaisir par l'auteur à Sète. La… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD, Universalis
… de l'enquête. » L'auteur est conduit à conjuguer deux éléments : le découpage des séquences et le *montage des images. Le découpage privilégie le suspense en ralentissant l'action par une attente que clôt une image choc, transposition cinématographique du coup de théâtre. Le montage favorise le thrill (frisson) en précipitant le… Lire la suiteÉcrit par : Bernard EISENSCHITZ
Dans le chapitre "Les avant-gardes" : … en les articulant par des intertitres fournissant des informations, des commentaires, des slogans. *De là à leur donner un sens par leur mise en ordre, c'est-à-dire à monter des matériaux disparates, il y a un pas vite franchi, suivi de l'organisation des tournages en fonction des besoins de la propagande. La conviction des pionniers du cinéma… Lire la suiteÉcrit par : Bernard EISENSCHITZ
Dans le chapitre "Les avant-gardes" : … en les articulant par des intertitres fournissant des informations, des commentaires, des slogans. *De là à leur donner un sens par leur mise en ordre, c'est-à-dire à monter des matériaux disparates, il y a un pas vite franchi, suivi de l'organisation des tournages en fonction des besoins de la propagande. La conviction des pionniers du cinéma… Lire la suiteÉcrit par : Michel ESTÈVE
Dans le chapitre "Un art de l'icône" : … Tarkovski, poète de l'écran, témoigne en faveur de la primauté du spirituel. Chez Eisenstein, un *montage d'inspiration scientifique repose sur une conception intellectuelle, fragmentée et discontinue du récit (les cent trois minutes d'Octobre comprennent plus de trois mille deux cents plans), accordant ainsi un rôle privilégié à la… Lire la suiteÉcrit par : Joël MAGNY
… *Né à Bialystok, Denis Kaufman étudie d'abord la musique et la psychoneurologie. Très marqué par le futurisme de Maïakovski, il prend le pseudonyme de Dziga (« toupie » en ukrainien) Vertov (dérivé du russe vertet, « tourner, pivoter »). Il se passionne pour ce qui ne s'appelle pas encore « musique concrète », montant sons et bruits divers… Lire la suiteÉcrit par : Christophe MERCIER
Dans le chapitre "Rythme et authenticité" : … – qui permettent des instants de détente et d'humour. Le rythme des films naît aussi de leur *montage très serré. Comme la plupart des metteurs en scène de l'époque, il n'avait pas droit au « final cut » ; il tournait cette difficulté en « faisant le montage dans la caméra », c'est-à-dire en filmant avec une seule caméra (sauf pour les scènes… Lire la suiteÉcrit par : Jean COLLET
Dans le chapitre "Le sens de la technique" : … dire d'une vision du monde. Parce que Citizen Kane témoignait d'une prodigieuse virtuosité* technique, on a voulu voir en Orson Welles un technicien qui cultiverait la performance pour elle-même : prises de vue au grand angle, cadrages en contre-plongées, décors avec plafonds, mise en scène en plans-séquences et en profondeur de champ… Lire la suite
Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis :
0-9
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.