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MONS

Chef-lieu de la province de Hainaut et, sous l'Ancien Régime, capitale du comté homonyme, mentionnée au viie siècle sur un site qui avait été utilisé durant la préhistoire et par les Romains, Mons (91 196 hab. en 2007) est toutefois bien moins peuplée que Charleroi. Si cette dernière est une ville-champignon de l'industrie du xixe siècle, Mons, bien que située à la porte de l'ancien bassin houiller du Borinage, est restée une ville d'administration et conserve de son passé un tissu urbain et des monuments de qualité, parmi lesquels l'hôtel de ville, le beffroi et la collégiale Sainte-Waudru. La ville est bâtie sur une colline qui domine la dépression de la Haine, dont la plaine alluviale inondable a longtemps constitué, avec celle de son affluent, la Trouille, une zone de protection en avant des fortifications, démantelées une première fois en 1746, puis en 1784 après avoir été réédifiées par les Autrichiens, enfin en 1861-1864, après une reconstruction durant la période hollandaise (1815-1820). Mons fut le siège de violents combats en 1914 et sévèrement bombardée en 1940.

Mons et le Borinage étaient rattachés à l'Escaut et, au-delà, à Paris par le canal de Mons à Condé, terminé en 1818. La ville est bien desservie par les autoroutes vers Bruxelles, Liège, Lille et Paris, mais elle a perdu en accessibilité ferroviaire internationale depuis l'ouverture de la ligne directe de T.G.V. entre Bruxelles et Paris (elle est néanmoins desservie une fois par jour au départ de Paris, et retour, par la dérivation du T.G.V. par l'axe wallon). L'ancien canal de Mons à Condé a été désaffecté en 1964 et remplacé alors par le canal Nimy-Blaton-Péronnes au gabarit de 1 350 tonnes, qui est relié de l'autre côté au canal de Bruxelles à Charleroi, moyennant le rachat d'une dénivelée de 73 mètres par l'ascenseur funiculaire de Strépy-Thieu, inauguré en 2002.

Depuis les années 1970, des zones industrielles se sont implantées à l'ouest de Mons (parcs industriels de Ghlin-Baudour, de Frameries, de Jemappes, de Quaregnon), censées participer à la reconversion du Borinage, qui reste toutefois une aire économique déprimée. À l'est de Mons, les craies alimentent la cimenterie d'Obourg. Aux portes même de la ville, le parc scientifique Initialis se développe.

Mais Mons est avant tout un centre tertiaire : administration ; commerces ; quartier général de l'O.T.A.N. à Casteau ; deux institutions universitaires – facultés universitaires catholiques et université de Mons, la première travaillant dans la structure académique de l'Université catholique de Louvain-la-Neuve, la seconde dans celle, appelée Wallonie-Bruxelles, qui est formée avec l'Université libre de Bruxelles.

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HAINAUT

Écrit par :  Christian VANDERMOTTEN

…  c'est la plus peuplée des provinces wallonnes. Elle est divisée en sept arrondissements, ceux de* Mons, chef-lieu de la province, Charleroi, la plus grande ville, qui n'était qu'une forteresse en terre namuroise sous l'Ancien Régime et ne s'est développée qu'avec la révolution industrielle au xixe siècle, Thuin, Soignies, Ath… Lire la suite

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