2. Justice et guerre
La justice était rendue jadis, sans appel, par le patriarche du lignage, qui lui-même n'était soumis qu'aux ordres des dieux et aux lois des ancêtres. En général, le juge était plus soucieux de réparation des dommages causés à autrui que de punition. Cette préoccupation s'étendait même au domaine de la guerre. Comme en témoigne leur épopée Lianja, les Mongo appréciaient les prouesses guerrières. Leurs minuscules unités politiques en arrivaient parfois au conflit, pour des motifs divers allant de la vengeance à la conquête. Les membres d'une chefferie apparentés au camp opposé ne pouvaient se battre et servaient d'arbitres. Lorsque le nombre des morts était égal de part et d'autre, cinq étant considéré comme un chiffre très élevé, les hostilités étaient suspendues et l'on se mettait à discuter sur les causes du conflit. Les fauteurs de guerre étaient condamnés à dédommager les victimes. Les femmes enceintes étaient toujours épargnées. Les prisonniers non rachetés étaient conservés comme esclaves.
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