7. Mycènes
• Les tombes à fosse
Soudain, sans que rien l'ait annoncée, apparaît à Mycènes vers 1650 avant J.-C. une civilisation brillante, dont la richesse contraste avec la pauvreté de la civilisation mésohelladique ; l'une et l'autre vont coexister pendant un siècle au moins, Mycènes conservant pour elle seule sa prospérité nouvelle. De cette civilisation, nous ne connaissons que les grandes tombes réparties dans les deux cercles funéraires A et B sur les pentes de l'Acropole. La demeure princière, dont il est logique de supposer l'existence dans le voisinage de ces tombes, n'a laissé aucune trace et cette disparition totale est sans doute l'effet des multiples constructions qui se sont succédé sur le site.
Les tombes sont, elles, d'apparence assez modeste : grandes fosses rectangulaires creusées dans le rocher à des profondeurs variables, leurs parois sont doublées de petits murs de moellons ou de briques ; le sol est recouvert de simple cailloutis. La couverture, faite d'une couche de branchages ou de dalles enduites d'argile, est soutenue par de grosses poutres à embouts métalliques. La chambre funéraire n'est accessible que par le puits vertical au fond duquel elle est construite, et cette disposition n'autorise pas le grandiose cérémonial qui caractérisera plus tard les tombes royales à tholos : une fois le corps déposé sur le sol, on construit la couverture par-dessus, on remplit le puits de terre, puis on élève un tumulus sur lequel est placée une stèle. L'enceinte funéraire qui entoure et isole les tombes est la seule concession faite à l'apparat. Celle du cercle B est mal conservée, mais contemporaine des tombes ; celle du cercle A est la traduction sur un mode plus grandiose de l'enceinte primitive. L'une et l'autre ont un diamètre voisin de 28 mètres et ne dépassent guère 1 mètre en hauteur ; l'une et l'autre sont faites de deux murs concentriques séparés par un mélange de terre et de cailloux. Dans le cercle A, les pierres brutes sont remplacées par des dalles dr […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 17 pages…



