La soumission au contrôle des changes français a entravé le développement de Monaco comme centre bancaire offshore ; on compte toutefois quarante banques en 1992, deux fois plus que dix ans auparavant, dans ce paradis fiscal où le tourisme représente 25% du P.I.B. En 1990-1991, la Société des bains de mer, contrôlée par l'État, double ses bénéfices, aussitôt réinvestis dans les casinos et les hôtels. Cette prospérité oblige la principauté à envisager en 1992 d'enterrer le chemin de fer France-Italie et de construire un nouveau faubourg sur pontons pour étendre son territoire (16 hectares ont déjà été conquis sur la mer).
En octobre 1991, Monaco est élu au comité de pilotage du Plan d'action en Méditerranée, un groupe de dix-huit pays travaillant sur la protection des sites de la Méditerranée. Depuis 1990, le prince Albert s'est installé au palais où il reçoit copie de tous les actes officiels, sans qu'il soit possible de déterminer si cette évolution annonce une prochaine abdication de son père, Rainier III.
Monaco entre aux Nations unies en mai 1993.
En 1993, les autorités adoptent des mesures pour lutter contre les malversations financières et le bl […]
