2. Transmission des traditions mosaïques
Sur un point toutefois, on paraît avoir avancé : l'existence d'une « source » aux limites incertaines, appelée madianite, qénite, laïque, du Sud, nomade ou J1, moins document littéraire qu'étape dans la transmission des traditions. Les travaux géographiques de J. Koenig (Madian) et archéologiques de Rothenberg et Giveon au temple égyptien de Timna à l'est de la péninsule dite du Sinaï (env. 1300-1200 av. J.-C.) valorisent cette tradition « orientale » de la vie de Moïse. Du Nébo en Ruben cette tradition passa à Dan, en même temps que du Nébo elle passa à la « forêt d'Éphraïm » en Transjordanie (II Sam., xviii, 6), d'où les Éphraïmites de Josué l'introduisent à Gilgal, Sichem et Silo. On sait, en Éphraïm, que Moïse monta du pays d'Égypte avant de se marier en Madian et de mourir près de Moab, et cette tradition rejoint celle de l'Horeb des tribus joséphites (Éphraïm, Manassé, Benjamin). De Silo, la famille du prêtre Abiathar la porte à Nob près de Jérusalem et à Bethléem Éphrata où David est né. Abiathar et David à Siceleg et Hébron la joignent à ce qu'ils savent de Cadès et du Sinaï. Il est possible que Sadoc, l'autre prêtre de David, descende d'Aaronides (ainsi le supposent les textes P) venus du Sud à Jérusalem comme les Qénites étaient venus à Hébron. En tout cas, le culte établi par David à Jérusalem autour de l'arche est un culte de type mosaïque sans image.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 2 pages…



