On appelle modulation le passage durable d'une tonalité à une autre, et non pas forcément d'un mode à un autre, contrairement à ce que pourrait laisser croire la terminologie. Si ce passage se limite à très peu d'accords pour revenir à la tonalité initiale, on parle alors d'emprunt. S'il est plus court encore, on opte pour le terme de dominante secondaire, qui introduit plutôt une variation de couleur qu'un changement tonal à proprement parler.
Les modulations peuvent s'effectuer aux tons voisins, n'entraînant pas plus d'une altération de différence à la clé avec la tonalité d'origine : il s'agit du ton relatif, du ton de la dominante et de son relatif, du ton de la sous-dominante et de son relatif. En partant du do majeur, on obtient la mineur, sol majeur et mi mineur, fa majeur et ré mineur. En partant du sol mineur, on obtient si bémol majeur, do mineur et mi bémol majeur, ré mineur et fa majeur. Chez Jean-Sébastien Bach et Wolfgang Amadeus Mozart, les pédales ne quittent pas le ton principal ou touchent au maximum aux tons voisins ; che […]
