4. Le choix de l'aliment
Les herbivores (ou phytophages) peuvent être classés en plusieurs catégories, selon le type d'aliment préférentiellement, ou exclusivement, consommé. Ainsi, les frugivores consomment des fruits, les nectarivores du nectar, les phyllophages des feuilles, les xylophages du bois, les palynophages du pollen, etc.
Les carnivores (ou zoophages) consomment de la chair animale. Certains ne consomment qu'un seul type d'aliment carné, comme les insectivores ou les piscivores, qui consomment respectivement des insectes et des poissons.
Les termes monophages et polyphages, qui désignent des animaux consommant respectivement un seul ou plusieurs types d'aliments, peuvent être utilisés pour préciser le degré de spécialisation du régime alimentaire.
Le régime alimentaire des animaux n'est pas figé, il peut varier au cours de la vie, selon le stade de développement ou la disponibilité des ressources alimentaires en raison de variations saisonnières (cas des omnivores, y compris de l'homme). Ainsi, les jeunes mammifères consomment exclusivement du lait jusqu'au sevrage ; le têtard est phytophage, alors que la grenouille adulte est zoophage ; la larve aquatique de moustique est microphage, tandis que l'adulte femelle se nourrit de sang, etc.
• Le régime herbivore
S'alimenter de matière organique d'origine végétale s'accompagne d'adaptations anatomiques, physiologiques et comportementales, comme la capacité de surmonter les défenses physiques et chimiques des plantes. Au sein des phytophages, certains animaux vont présenter une spécialisation plus ou moins poussée vis-à-vis des végétaux consommés (plantes hôtes), certains à l'extrême ne consommant qu'une seule espèce de plante. Cependant, si la majorité des vertébrés herbivores sont effectivement polyphages, la plupart (plus de 75 p. 100) des insectes phytophages sont au contraire spécialisés. Plusieurs explications sont avancées pour ce phénomène. Par exemple, plus la taille de l'animal est grande, plus la quantité de végétaux à consommer afin de satisfaire les beso […]
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