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MISHIMA YUKIO (1925-1970)

Brillant mondain et travailleur solitaire acharné, opportuniste et totalement anachronique, imbibé de valeurs occidentales et prônant les vertus japonaises les plus traditionnelles, épris des mots et cultivant ses muscles, hanté par la mort et amoureux de la vie, Mishima est un personnage multiple, paradoxal, dont l'œuvre, la vie, la mort peuvent irriter ou fasciner, mais laissent rarement indifférent. Refusant le statut d'intellectuel, il a tenté de mener sa quête sur tous les plans à la fois, le roman, le théâtre, le sport, l'action. L'unité souhaitée n'a cessé de se dérober devant lui, et l'impossible combat avec ses propres contradictions l'a conduit à construire sciemment sa mort.

Confession d'un masque, écrit en 1949 par un jeune homme de vingt-quatre ans, révéla brusquement au public le génie précoce de l'écrivain. Cette pseudo-autobiographie, d'une perspicacité à la fois impitoyable et poétique, est peut-être le chef-d'œuvre de Mishima mais à coup sûr la clé qui ouvre l'ensemble de son œuvre. Les images traumatisantes de ses premières années, le vidangeur, les princes assassinés et saint Sébastien su […]

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Autres références

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HOSOE EIKOH (1933- )

Auteur :  Armelle CANITROT

du vent qui se joue des hommes. À partir de 1961, il photographie les mises en scène narcissiques de* Mishima Yukio pour le très baroque Barakei (Killed by Roses, 1963, réédité l'année du suicide de l'écrivain sous un nouveau titre Ordeal by Roses, 1970). « Le monde vers lequel j'ai été emporté sous l'enchantement… Lire la suite
JAPON (Le territoire et les hommes) - Histoire

Auteurs :  Paul AKAMATSUVadime ELISSEEFFValérie NIQUET

Dans le chapitre "Le miracle économique" : …  continue de progresser sur la voie du développement. Symboliquement, le suicide rituel de l'écrivain* Mishima Yukio, le 25 novembre 1970, devant les troupes des forces d'autodéfense, qu'il ne parvenait pas à mobiliser pour un retour aux valeurs du Japon traditionnel, est interprété comme l'acte incohérent d'un fou anachronique par une population qui… Lire la suite
JAPON (Arts et culture) - La littérature

Auteurs :  Jean-Jacques ORIGASCécile SAKAIRené SIEFFERT

Dans le chapitre "La « littérature de Mégalopolis » ? (1955-1970)" : …  la parodie, le dépaysement, pour tenter de démasquer la réalité. Les romans de *Mishima Yukio (1925-1970 ; Kamen no kokuhaku, 1949, la Confession d'un masque ; Kinkakuji, 1956, Le Pavillon d'or) connurent le succès, mais son tempérament sombre, ironique et précis trouve son expression la plus accomplie… Lire la suite

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Bibliographie

Œuvres de Mishima Yukio

Sauf indication contraire, les œuvres traduites en français sont publiées chez Gallimard. Mishima Yukio Zenshū, 36 vol., Shinchōsha, 1973-1976

Kamen no Kokuhaku, 1949 (Confession d'un masque, trad. R. Villoteau, Paris, 1972)

Ai no Kawaki, 1950 (Une soif d'amour, trad. de l'anglais par L. Lack, Paris, 1982)

Kinjiki, 1951-1953 (Les Amours interdites, trad. R. de Ceccatty et R. Nakamura, 1989)

Manatsu no Shi, 1953 (La Mort en été, trad. de l'anglais par D. Aury, Paris, 1983)

Shiosai, 1954 (Le Tumulte des flots, trad. G. Renondeau, Paris, 1969)

Kindai Nogakushū, 1956 (Cinq Nōs modernes, trad. G. Bonmarchand, Paris, 1970)

Kinkakuji, 1956 (Le Pavillon d'or, trad. M. Mécréant, Paris, 1961)

Rokumeikan, 1957 (Le Palais des fêtes, trad. G. Neyrand, Paris, 1983)

Hashizukushi, 1958 (Les Sept Ponts, trad. D. Keene et D. Aury, N.R.F. no 250, oct. 1973)

Utage no Ato, 1960 (Après le banquet, trad. G. Renondeau, Paris, 1965)

Yūkoku, 1960 (Patriotisme, trad. G. W. Sargent et D. Aury, N.R.F., no 206, janv. 1970)

Gogo no Eikō, 1963 (Le Marin rejeté par la mer, trad. G. Renondeau, Paris, 1968)

Sado Kōshaku Fujin, 1965 (Madame de Sade, vers. franç. de A. P. de Mandiargues, Paris, 1976)

Hagakure Nyūmon, 1967 (Yukio Mishima on Hagakure, trad. K. Sparling, Tōkyō, 1978)

Taiyō to Tetsu, 1968 (Le Soleil et l'acier, trad. de l'anglais par T. Kenec'hdu, Paris, 1973)

La Mer de la fertilité (tétralogie) : Haru no Yuki, 1968 (Neige de Printemps, trad. de l'anglais par T. Kenec'hdu, Paris, 1980)

Homba, 1969 (Chevaux échappés, trad. de l'anglais par T. Kenec'hdu, Paris, 1980)

Tennin Gosui, 1970 (L'Ange en décomposition, trad. de l'anglais par T. Kenec'hdu, Paris, 1980)

Akatsuki no Tera, 1970 (Le Temple de l'aube, trad. de l'anglais par T. Kenec'hdu, Paris, 1980)

L'Arbre des tropiques, trad. A. P. de Mandiargues, 1984

Le Japon moderne et l'éthique du samouraï, trad. de l'anglais par E. Jean, 1985

Ordalie par les roses, Hologramme, Paris, 1986

L'École de la chair, trad. Y.-M. et B. Allioux, 1993.ÉtudesA. Cecchi et al., Le « Pavillon d'or » de Mishima, Belin, Paris, 1986

G. Fino, Mishima, écrivain et guerrier, Maisnie, Paris, 1983

Hasegawa I. & Takeda K., Mishima Yukio Jiten, Tōkyō, 1976

D. Keene, Landscapes and Portraits, Kodansha International, 1971

Magazine littéraire, no 169, févr. 1981

J. Nathan, La Vie de Mishima, trad. T. Kenec'hdu, Paris, 1980

H. Scott-Stokes, Mort et vie de Mishima, trad. L. Dilé, Balland, Paris, 1985

Shoichi S., Hyoden Mishima Yukio, Tōkyō, 1976

Takemoto T., Mishima pour ou contre Bataille, N.R.F., no 256, avr. 1974

M. Yourcenar, Mishima, ou la Vision du vide, Paris, 1980, rééd. 1993.

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