Vue de l'espace, la Terre arbore une bande verte, surmontée d'importantes masses nuageuses blanches, qui la ceinture en position équatoriale : une végétation luxuriante et une forte humidité permanente caractérisent ces milieux dits équatoriaux. Ces couleurs tranchent avec les zones tropicales, qui bordent cette bande, où l'absence de nuages laisse apparaître des zones arides à désertiques (cf. déserts).
Les masses nuageuses s'accumulent en zone équatoriale sous l'effet de la poussée des alizés du nord-est dans l'hémisphère Nord et de ceux du sud-est dans l'hémisphère Sud. Ainsi, les climatologues appellent cette bande équatoriale la « zone de convergence intertropicale » (Z.I.C.T.). Cette convergence a pour effet d'accentuer les ascendances d'air chaud (car moins lourd) et de favoriser les basses pressions. Le long de la Z.I.C.T., les vents sont généralement faibles, voire nuls ; ils définissent les « calmes équatoriaux » des régions continentales et les « doldrums » en domaine océanique. Les vents de ces régions étant très faibles, la pollinisation est assurée par les animaux.
La chaleur des milieux équatoriaux provient de deux sources. D'une part, les alizés sont responsables d'un apport thermique dû au balayage des zones arides ou semi-arides bordières. D'autre part et surtout, à l'équateur, les rayons du soleil sont au zénith (à la verticale) aux équinoxes et ils forment un angle d'incidence minimale de 600 aux solstices. Le rayonnement solaire est donc important et régulier tout au long de l'année. Toutefois, le réchauffement du sol et de l'air est limité par la forte humidité (évapotranspiration et pluviosité) et par un albédo relativement important dû à la réflexion du rayonnement solaire sur la couche nuageuse. La température moyenne est de l'ordre de 30 0C avec peu de variations y compris pendant la nuit (environ 25 0C). Les précipitations varient en moyenne entre 1 500 et 2 500 mm/an et l'humidité relative de l'air est en moyenne supérieure à 75 p. 100, parfois même à 90 p. 100.
Ces dif […]
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