2. Facteurs biotiques et facteurs abiotiques
Une distinction didactique est habituellement faite, lorsqu'on étudie un milieu naturel, entre les facteurs abiotiques et biotiques.
Les facteurs abiotiques sont représentés par les phénomènes physico-chimiques (lumière, température, humidité de l'air, composition chimique de l'eau, pression atmosphérique et hydrostatique, structure physique et chimique du substrat).
Les facteurs biotiques sont déterminés par la présence, à coté d'un organisme, d'organismes de la même espèce ou d'espèces différentes, qui exercent sur lui une concurrence, une compétition, une prédation, un parasitisme, et en subissent à leur tour l'influence. D'autres facteurs biotiques dépendent de la physiologie de l'organisme considéré (taux de croissance, d'alimentation, de reproduction ; durée de la vie ; capacités métaboliques diverses ; rythmes endogènes d'activité ; possibilités de déplacement). En réalité, les facteurs abiotiques eux-mêmes sont modifiés dans l'environnement d'un organisme par la présence d'autres organismes : pour les animaux, en particulier, presque tous les facteurs abiotiques du milieu sont triés, filtrés, modifiés par la végétation, qui constitue pour la faune à la fois la source de nourriture (ainsi que d'oxygène) et l'abri.
Le développement de l'éthologie et de la psychologie permet de donner une place à part, en écologie animale, à ces facteurs du milieu qu'on peut appeler d'ordre psychique. Ce sont encore, évidemment, des facteurs biotiques, plus ou moins influencés par d'autres composantes du milieu ; ils sont toutefois d'un ordre plus complexe, plus intégré, et souvent, chez les animaux à psychisme développé, ils sont dirigés vers un contrôle du milieu environnant qui aboutit à une libération plus ou moins efficace et complète. Si l'on pense au contrôle presque total que l'homme a établi sur la biosphère, on peut mieux saisir les raisons qui conseillent de réserver, dans l'enseignement de l'écologie, une place à part aux facteurs psychiques.
Plusieurs c […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 11 pages…



