Né au Turkestan d'un père officier de santé, Frounze poursuit ses études à l'Institut polytechnique de Saint-Pétersbourg ; il s'affilie aux cercles révolutionnaires d'étudiants et d'ouvriers, puis adhère au Parti social-démocrate, y adoptant les positions de la tendance bolchevique (1903). Expulsé de Saint-Pétersbourg en 1904 à la suite d'une manifestation, il travaille à Moscou puis à Ivanovo-Voznessensk, où il est un des organisateurs de la grande grève du textile en 1905. Lors de l'insurrection de cette même année, il est sur les barricades de Moscou, puis délégué aux congrès du parti à Londres (1905) et à Stockholm (1906) ; il mène alors une vie clandestine, entrecoupée d'arrestations. Condamné à mort en 1910, sa peine est commuée en peine de travaux forcés. Évadé en 1914, il s'engage dans l'armée sous un pseudonyme et y mène une active propagande révolutionnaire.
Lors de la révolution de février 1917, Frounze est en Biélorussie ; son attitude politique est conciliatrice : soutien au gouvernement provisoire, fusion avec les mencheviks. De retour dans la région d'Ivanovo-Voznessensk, il est président de la douma de la ville de Chouïa, qu'il représente à la conférence dé […]
