2. Le voyage
En 1830, Glinka entreprend un voyage à travers l'Europe, pour s'établir à Milan, où il fait la connaissance de Rossini et de Donizetti, ainsi que de Mendelssohn. Plus tard, à Rome, il rencontre Berlioz, qu'il retrouvera quatorze ans après à Paris, et dont l'influence sera primordiale. Cette fois, la dernière étape est Naples, où il approfondit sérieusement ses connaissances en matière de musique vocale et de chant, grâce à l'enseignement d'Andrea Nozzari et de Joséphine Fodor-Mainvielle. Mais l'Italie commence à le lasser et, comme chez tant d'autres grands immigrés russes – Alexandre Ivanovitch Herzen en sera un autre exemple célèbre –, sa première fascination envers l'Occident s'estompe et cède la place à l'agacement et à la nostalgie. En août 1833, il quitte donc l'Italie, passe par Vienne, où il entend l'orchestre de Johann Strauss, et parvient à Berlin, où il s'astreint à cinq mois d'études systématiques chez Siegfried Dehn. Ce sont les seules qu'il entreprendra jamais. Le fruit de ces efforts apparaît en 1834 dans son Capriccio sur des thèmes russes, pour piano à quatre mains, et dans la Symphonie sur deux thèmes russes, demeurée inachevée. La mort de son père, en mars 1834, le rappelle en Russie.
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