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BABITS MIHÁLY (1883-1941)

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4.  Le prosateur autobiographique

Qu'il aborde le roman, la nouvelle ou l'essai, Babits demeure essentiellement subjectif. Sa première œuvre remarquable, et que le temps a le moins marquée, Le Calife devenu cigogne (1913) constitue, sur le thème fantastique du « double » emprunté à Poe, à Wilde et à Stevenson, l'une des premières tentatives pour révéler à la lumière des récentes découvertes de la psychanalyse les déchirements d'une âme d'artiste. Les personnages principaux de Château de cartes (1920), histoire d'une banlieue de Budapest en proie au délire capitaliste, reflètent également les aspects contradictoires de la personnalité de Babits. Enfin, l'entreprise la plus ambitieuse, Condamnés (1927), malgré l'ampleur du sujet – l'examen de conscience de la classe moyenne hongroise de 1890 jusqu'à la Première Guerre mondiale – évoque surtout l'éducation intellectuelle et sentimentale de l'auteur lui-même. Quant à sa longue et brillante activité d'essayiste, on lui doit une pièce maîtresse avec la magistrale Histoire de la littérature européenne (1934-1936). « Autoportrait d'une sensibilité », selon la formule d'un de ses premiers critiques, ce « journal de lecteur », constitue une méditation passionnante sur l'affinité cosmopolite des grands écrivains et témoigne du souci constant de Babits de marquer langage et pensée du sceau de la durée.

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Écrit par :  Jean BÉRENGERLorant CZIGANYAlbert GYERGYAIPierre KENDEEdith LHOMELMarie-Claude MAURELFridrun RINNER Universalis

Dans le chapitre "Buisson ardent de talents"  : …  hauteurs insoupçonnées. De son vivant, tous les poètes vivaient plus ou moins dans son ombre, et *Mihály Babits lui-même (1883-1941), son plus cher ennemi, ne put donner toute sa mesure qu'après la mort de son aîné, en prenant la direction de Nyugat. Le « magister Hungariae » dut lutter pour se sauver lui-même et préserver sa… Lire la suite

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