2. Principaux types de microfossiles et leur importance
L'unité de la micropaléontologie n'est pas d'ordre taxonomique mais elle est liée au mode d'observation. Elle s'adresse à tous les types de fossiles dont la taille est microscopique. Tous les groupes sont concernés, pourvus qu'ils soient microscopiques, ou que leurs constituants le soient. Certains microfossiles sont d'origine végétale, ce sont certaines algues, les spores et grains de pollen. D'autres sont d'origine animale : ce sont les protozoaires et certains métazoaires (ostracodes, bryozoaires). D'autres encore correspondent à des minuscules constituants d'organismes macroscopiques : ce sont les spicules de spongiaires, d'alcyonaires, les scolécodontes, les sclérites d'holoturies, les écailles ou dents de poissons, les conodontes (dont les relations avec un groupe de chordés primitifs n'ont été établies qu'à la fin du xxe siècle), etc. On notera d'ailleurs que les spores et grains de pollens devraient être rangés dans cette catégorie puisque ce sont des petits éléments d'arbres atteignant parfois bien plus de dix mètres de haut.
• Microfossiles d'origine végétale
Les algues ont de tout temps joué un rôle prépondérant dans l'édification de certaines roches. Les diatomées (photo), petites algues unicellulaires siliceuses (Bacillariophycées) dont la carapace est constituée par deux valves, sont connues depuis le Lias et ont formé des dépôts considérables, les diatomites, roches légères utilisées comme abrasifs, filtres ou matériaux de construction (par exemple, le dôme de Sainte-Sophie à Istanbul). Elles sont présentes dans tous les milieux aquatiques, marins ou d'eau douce. Les épais dépôts lacustres du massif Central sont exploités pour l'industrie. Les Coccolithophoridés, algues unicellulaires calcaires, sont connus depuis le Paléozoïque et contribuent à former la plupart des dépôts calcaires. La craie, notamment, est constituée par l'amoncellement de coccolithes, petits corpuscules calcaires qui recouvrent la surface de la cellule de ces flagellés, ou de leurs débris (photo 1).
Toutes les roches, déjà formées avant le Cambrien, sont susceptibles de renfermer des spores et des pollens à condition que la fossilisation ait permis la conservation des membranes organiques.
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