Un grave différend apparaît en Micronésie entre le président Manny Mori et le Congrès au sujet du budget de l'année fiscale 2010, qui démarre le 1er octobre 2009. Manny Mori prétend en effet que le Congrès a le droit de décider de l'affectation uniquement des fonds locaux ; le président de la Chambre, Isaac V. Figir, explique quant à lui que priver le Congrès du droit d'allouer tous les fonds publics de l'État (y compris ceux qui sont reçus dans le cadre du traité de libre association conclu avec les États-Unis) est une décision « non démocratique » qui revient à vendre sa souveraineté contre de l'argent. Mori tente peut-être de limiter le pouvoir de surveillance du Congrès, jugeant que ce dernier n'a pas été efficace lors du contrôle des financements extérieurs reçus par le passé.
La Micronésie fait appel aux Nations unies afin de faire reconnaître l'extension de la délimitation de son plateau continental. Cette revendication d'un territoire agrandi est sous-tendue par l'espoir d'y trouver de précieuses ressources minérales sous-marines. Confrontée à une intensification des dégradations écologiques liées au changement climatique, la Micronésie mène une politique environnementale très active. En tant que chef de file de l'Alliance des petits États insulaires, elle appuie l'adoption d'une réduction de 45 p. 100 des émissions de gaz à effet de serre à l'horizon de 2020 et, avec l'île Maurice, dépose une demande d'amendement du protocole de Montréal visant à limiter l'utilisation des hydrofluorocarbures.
Cluny MACPHERSON
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