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MICROÉLECTRONIQUE

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4.   Les limites physiques aux circuits intégrés

À partir des trois éléments de base des circuits intégrés (transistor, résistance et condensateur), toutes les fonctions requises par « l'intelligence » informatique peuvent être réalisées (fig. 7). Plus les éléments fabriqués seront de petite taille, plus on pourra en intégrer sur une seule puce. L'augmentation de la miniaturisation se traduit donc, depuis le milieu des années 1970, par une puissance de calcul toujours croissante. Quelles sont les limites physiques au bon fonctionnement des éléments et des interconnexions ?

Pour simplifier, les effets physiques de la diminution de taille des éléments des circuits intégrés sont analysés en introduisant un paramètre de diminution de l'échelle des éléments, qui passent d'un taille 1 à une taille 1/a (fig. 8). Par cette « loi d'échelle », la taille linéaire des éléments décroît de a et leur densité surfacique augmente de a2. On en déduit alors, le fonctionnement du transistor se faisant à champ électrique accélérateur constant entre la source et le drain (donc à vitesse v des électrons constante), que le potentiel électrique de commande du transistor décroît de a. Si cette loi d'échelle était parfaitement respectée (ce qui n'est pas le cas, comme on va le voir plus loin), la vitesse d'un composant – déterminée, en première approximation, par le temps mis par un électron pour passer, sous la grille de longueur LG, de la source au drain, soit LG / v – croîtrait d'un facteur a. Ainsi, pour un circuit intégré de surface donnée, la réduction des dimensions de ces éléments d'un facteur 10 (= 10), permet d'augmenter sa « puissance logique » (produit du nombre de composants par leur vitesse individuelle) d'un facteur 1 000 (100 pour la densité des transistors et 10 pour leur vitesse). L'intérêt est donc de réduire les dimensions jusqu'aux limites du « bon » fonctionnement du transistor comme « interrupteur parfait » (fig. 9)  : cela suppose à la fois qu'il ait une très faible résistance au passage du courant en position «  […]

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Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Microélectronique : transistor à effet de champ. Microélectronique : connectique Microprocesseur : le Pentium. 4 Microélectronique : facteurs de développement Microélectronique : loi de Moore Microélectronique : méthode de fabrication des composants Circuit intégré : interconnexions métalliques Lithographie optique Salle blanche Architecture des ordinateurs Évolution des circuits Interrupteur parfait Microélectronique : transistors du futur Microélectronique : mémoires et microprocesseurs Microélectronique : défis de la miniaturisation Microélectronique : évolution des matériaux utilisés Informatique : réalisation de portes logiques Microélectronique : mémoire dynamique à accès aléatoire Ordinateur : architecture de von Neumann Variation des performances des ordinateurs Microélectronique : mouvement des électrons dans le canal conducteur Microélectronique : surface de la puce en technologie « ultime »

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