Architecte et sculpteur florentin, Michelozzo di Bartolommeo se forme, très jeune, dans les ateliers de la monnaie de Florence et collabore avec Ghiberti à la première porte du Baptistère, puis au Saint Matthieu d'Or San Michele. Il s'associe ensuite avec Donatello, travaillant notamment à la réalisation des œuvres en bronze dont celui-ci est chargé : le Saint Louis d'Or San Michele, le tombeau du pape Jean XXIII, la chaire de Prato. Moins soucieux que lui de pittoresque, Michelozzo s'attache davantage à l'élaboration d'un répertoire décoratif, inédit dans les éléments d'architecture, accompagnant statues et bas-reliefs, au tabernacle d'Or San Michele par exemple.
Son œuvre d'architecte est plus originale. Il travaille d'abord à Venise, où il a suivi Cosme de Médicis en exil (1433-1434). Aucune de ses réalisations vénitiennes ne nous est parvenue. Rentré à Florence, il est chargé de la construction du couvent et de l'église de Saint-Marc, édifices de la plus grande simplicité que viendront enrichir les peintures de Fra Angelico. Il participe avec Alberti à l'église de l'Annunziata de Florence. Ce sont ensuite des architectures de petite dimension où l'artiste peut expérimenter des formes nouvelles, tirées de l'Antiquité : pilastres ioniques, décorations d'entablements enrichis de guirlandes, de putti, etc. (tabernacles du crucifix à San-Miniato et à l'Impruneta, lanternon du dôme de Florence). Ses constructions civiles auront une résonance bien plus importante ; en élevant le palais Médicis de la via Larga (1444-1459), Michelozzo donne le prototype des palais florentins : façades peu éclairées, appareils au relief atténué d'un niveau à l'autre, cortile carré entouré d'un portique à colonnes antiques, accès par le milieu de la façade permettant d'avoir dès l'entrée une perspective vers le jardin, à travers le cortile. Michelozzo construit sur ce type le Palazzo Strozzino et aménage le cortile du Palazzo Vecchio (1451), qui subira des transformations très peu de temps après. Toujours pour les Médicis, Micheloz […]
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