Le peintre Michel Parmentier est né à Paris en 1938. Son œuvre reste historiquement liée aux quatre manifestations auxquelles il participa en 1967, en compagnie de Daniel Buren, Olivier Mosset et Niele Toroni. Cette œuvre, qu'il interrompit volontairement en 1968 et qu'il reprit en 1983, est marquée par son radicalisme, son absence de parti pris expressif et son refus de tout compromis formel et idéologique.
Après avoir suivi des études au lycée Louis-le-Grand, à l'école des Métiers d'art (1957-1961) où il rencontre Daniel Buren, et enfin à l'école des Beaux-Arts de Paris (1961-1963) où il fréquente l'atelier de Roger Chastel (en compagnie de Vincent Bioulès et Claude Viallat), Michel Parmentier aborde la question de la peinture d'une manière qui tranche délibérément avec les tendances alors en vigueur. Parmentier, qui participe dès 1962 au Salon de la jeune peinture et qui reçoit en 1963 le prix Lefranc, rejette en effet aussi bien l'école de Paris que l'abstraction lyrique, le pop art que le nouveau réalisme (à l'exception d'Yves Klein et des « décollagistes »). Pendant ces années, le peintre fréquente assidûment le Louvre (où il s'attarde devant Clouet, Piero della Francesca et Uccello), il lit Blanchot, Beckett et Paulhan. Ses admirations le portent vers Bram van Velde (qui ne signe plus ses toiles) et surtout, à partir de 1963, vers Simon Hantaï (qui lui est présenté par Buren) qui avait exposé ses premiers pliages, en 1962, à la galerie Kléber.
Ses premières œuvres, réalisées à l'aide de bandes adhésives et de pochoir, sont marquées par la question de l'apparition et de la disparition. Ces peintures, influencées par les grands formats américains, laissent apparaître le geste tout en le recouvrant. D'entrée de jeu, Michel Parmentier reste hanté par une démarche qui ne s'embarrasse pas de discours et de bavardages et qui en reste au seul déploiement de la peinture, hors de tout message et de toute transcendance. À la fin de 1965, Parmentier peint ses premières ban […]
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