Homme politique britannique, Michael Foot dirigea le Parti travailliste (Labour Party) entre 1980 et 1983.
Fils d'un député libéral, né le 23 juillet 1913 à Plymouth, dans le Devon, Michael Mackintosh Foot est issu d'une famille profondément ancrée à droite. Après avoir étudié au Wadham College d'Oxford, il devient, en 1937, rédacteur en chef et chroniqueur (Tribune, Evening Standard). La vague de chômage généralisée qui touche alors le Royaume-Uni l'amène à se tourner vers le socialisme. Élu député travailliste, il siège au Parlement de 1945 à 1992, sauf entre 1955 et 1960. En 1974, Michael Foot devient l'un des principaux membres du gouvernement du Premier ministre Harold Wilson. Occupant pendant deux ans le poste de secrétaire d'État à l'Emploi, il doit mettre en place une législation complexe et controversée sur les syndicats. Président de la Chambre des communes de 1976 à 1979, sous le gouvernement de James Callaghan, il est chargé de maintenir l'unité du Parti travailliste. Après avoir été l'assistant du chef du Labour de 1976 à 1980, il prend la tête du parti en novembre 1980, face au candidat de l'aile droite, Denis Healey. Le verdict des urnes et l'orientation accrue du parti vers la gauche amènent certains travaillistes à quitter les rangs pour fonder, en janvier 1981, le Conseil pour la démocratie sociale, qui deviendra deux mois plus tard le Parti social-démocrate (Social Democratic Party). Après avoir obtenu des résultats catastrophiques lors des élections générales de juin 1983 face à Margaret Thatcher, Michael Foot annonce qu'il quitte la direction du parti, tout en conservant son siège au Parlement. Neil Kinnock lui succède en octobre de la même année.
Michael Foot s'est forgé une réputation de rebelle parmi les travaillistes. Excellent orateur, il défend de multiples causes dans des pamphlets et des articles, notamment celle du désarmement nucléaire (il fut l'un des membres fondateurs, en 1958, de l'association Campaign for nuclear disarmament). Allié de poids des syndicats britanniques, il est également partisan d'une forte augmentation des dépenses publiques et de la nationalisation des industries. Michael Foot signe, entre autres ouvrages, Aneurin Bevan, a Biography (1962-1973, 2 vol.) ainsi que des études sur de grands noms de la littérature tels que Jonathan Swift, Byron et H. G. Wells. Il meurt le 3 mars 2010 dans la banlieue londonienne de Hampstead.
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