2. Propriétés physiques
Les micas se présentent généralement en cristaux de quelques millimètres de côté, de forme pratiquement hexagonale et d'aspect souvent flexueux. Dans les pegmatites, ils peuvent atteindre une épaisseur de 30 cm et un diamètre de l'ordre du mètre ; dans certains schistes, ils sont au contraire très fins (séricite). Les muscovites et paragonites sont de teinte argentée ou vert pâle (« micas blancs »), la lépidolite est rose violacé, la phlogopite est brune et les biotites d'un beau noir brillant. Les indices principaux sont voisins de 1,60 et les micas colorés sont fortement pléochroïques. Les biotites contiennent souvent des zircons radioactifs, dont les produits de fission entraînent une désorganisation du réseau et l'apparition de « halos » très caractéristiques (cf. photo). La densité augmente avec la teneur en fer et passe de 2,8 pour les muscovites à 3,3 pour les biotites extrêmes.
La facilité de clivage et la possibilité de déformations élastiques dépendent surtout de la présence de potassium dans la couche interfoliaire. Ces ions monovalents et de fort diamètre (0,26 nm) n'assurent en effet qu'une faible cohésion entre les feuillets. Par contre, dans le cas du calcium, de charge double et de taille inférieure (0,19 nm), l'attraction est beaucoup plus forte, et les micas deviennent « cassants », en même temps que la dureté passe de 3 à 4,5 (« micas durs »).
Par suite des divers modes d'empilement des feuillets élémentaires, le motif cristallin peut avoir une période multiple de 1 nm, et la symétrie résultante peut être mono- ou triclinique, voire, plus rarement, orthorhombique ou réellement hexagonale. Il s'agit d'un cas remarquable de « polytypisme ».
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