Romancier et ésotériste allemand, Gustav Meyrink était le fils naturel d'un ministre d'État du Wurtemberg et de Maria Wilhelmine Meyer, l'une des tragédiennes favorites de Louis II de Bavière. Son père ne le reconnaît pas, mais finance ses études ; sa mère se désintéresse rapidement de lui et il éprouvera toujours de la haine à son égard (bien qu'il emprunte son nom d'écrivain à l'un de ses ancêtres maternels).
Après des études à Munich, Hambourg, puis Prague, il devient banquier dans cette ville en 1882. En 1891, sa vie de dandy et de don Juan aboutit à une tentative de suicide : dès lors, son intérêt pour la littérature va se confondre avec ses recherches ésotériques. De 1893 à 1897, il s'affilie à divers ordres maçonniques, mais son antimilitarisme lui attire de sérieux ennuis avec le corps des officiers de Prague. En 1901, alors que, atteint par la tuberculose, il séjourne dans un sanatorium de Dresde, il publie sa première nouvelle dans la célèbre revue Simplicissimus. En 1902, ses démêlés avec la haute société pragoise causent sa ruine ; il se consacre alors entièrement à son œuvre. En 1907 paraît Le Cabinet des figures de cire et Meyrink commence la rédaction du Golem ; mais il ne peut survivre que grâce à son activité de traducteur. En 1913, il rassemble plusieurs nouvelles dans Le Cor enchanté du petit bourgeois allemand, qui lui vaudra de nombreuses inimitiés et sera interdit en Autriche. En 1915 paraît Le Golem, roman fantastique et symbolique dont la ville de Prague est à la fois le cadre et le principal héros ; le livre connaît rapidement un grand succès. En 1916 paraissent Le Visage vert et La Chauve-Souris.
En 1917, sa rencontre avec Bô Yin Râ (pseudonyme d'un théosophe autrichien) a sur lui une importance capitale ; la même année, il publie La Nuit de Walpurgis. L'étude du taoïsme l'amène à publier en 1921 Le Dominicain blanc ; il dirige alors une collection d'ésotérisme. De 1923 à 1929 paraissent Au seuil de l'au-delà, les Histoires du faiseur d'or, L'Ange à la fenêtre d'Occident […]
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