2. Vie économique
En 1990, le président Salinas accélère la mise en œuvre des réformes économiques, privatisant les banques et réformant le marché boursier.
En 1991, l'inflation est en grande partie maîtrisée, l'expansion est satisfaisante et la confiance des investisseurs étrangers est revenue. La stabilisation a été facilitée par le renouvellement, pour la sixième fois, du « pacte de croissance » liant le gouvernement et les partenaires sociaux.
En 1992, le Mexique poursuit son programme de privatisations, qui a porté depuis décembre 1988 sur cent quatre-vingt-neuf entreprises publiques. Les progrès spectaculaires accomplis depuis dix ans semblent se heurter à une contrainte structurelle : le maintien d'une croissance soutenue dans la stabilisation des prix paraît devenir inconciliable avec l'équilibre des comptes extérieurs. Le problème de la productivité est ainsi posé peu avant la conclusion de l'A.L.E.N.A.
Le Mexique est devenu le premier bénéficiaire des aides de la Banque mondiale en mai 1992.
En 1993, l'approbation de l'A.L.E.N.A. par la Chambre des représentants des États-Unis, le 17 novembre, est un succès pour le président mexicain qui avait orienté sa politique économique dans cette direction. Les États-Unis absorbent 70 p. 100 des exportations du Mexique et l'accord préserve ce débouché des tendances protectionnistes de Washington.
Dans l'immédiat, les promesses de l'A.L.E.N.A. ne stimulent pas l'économie, même si le nombre des maquiladoras (usines de montage) est en augmentation. La croissance est en recul par rapport à 1992, en raison de la mauvaise conjoncture dans les pays industrialisés et de la politique de rigueur qui doit permettre à l'économie mexicaine d'affronter, le moment venu, la concurrence des produits américains et canadiens. Le budget de 1993 se solde par un excédent, permettant au gouvernement de maintenir, comme il s'y était engagé, l'inflation au-dessous de 10 p. 100. Dans la perspective de la ratification de l'A.L.E.N.A., le Parlement vote […]
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