Extrêmement répandu avant l'époque contemporaine, le métayage est un mode de location de la terre qui, au contraire du fermage, suppose une redevance variable selon les années : la récolte est partagée en principe par moitié, d'où le nom de métayage, entre le propriétaire et le locataire (certaines régions et certaines époques ont connu le partage en deux tiers pour le propriétaire et un tiers pour le locataire). De nombreuses redevances en nature, prélevées sur le jardin et la basse-cour, s'y ajoutaient. L'avantage pour le métayer était de n'avoir aucun investissement à faire, tout le train de culture étant fourni lors de l'entrée en jouissance. La semence était partagée entre les deux contractants, et les charges en nature, telles que la dîme ou le champart, prélevées avant partage de la récolte, pesaient également sur les deux parties. Le bétail faisait généralement l'objet d'un bail à part : il était fourni par le propriétaire et le « croît » était partagé par moitié. Le locataire s'endettait le plus souvent auprès de son propriétaire, qui était obligé de faire des avances pour maintenir l'exploitation en valeur, car le métayer se trouvait presque toujours défaillant, n'ayant qu'un misérable profit, même s'il exploitait une vaste métairie.
Françoise MOYEN
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