Les métaux alcalino-terreux constituent la deuxième colonne du tableau de classification périodique des éléments. On peut distinguer les alcalino-terreux vrais – calcium, strontium, baryum, radium – et deux éléments plus légers – béryllium et magnésium –, qui présentent des particularités propres.
Ce double nom d'alcalino-terreux trouve son origine dans les propriétés des oxydes, qui furent les premiers connus : infusibles et sans éclat métallique, ce sont des « terres » comme l'alumine, mais leur caractère fortement basique les rapproche aussi des bases alcalines. L'utilisation de la chaux comme mortier dans les constructions remonte à la plus haute antiquité, et, dès le xviie siècle, les sels de magnésium recevaient des applications médicales. Le béryllium fut découvert en 1798 dans le béryl, par le chimiste français Nicolas Louis Vauquelin, qui lui donna le nom de glucinium, abandonné depuis. Le radium fut extrait d'un minerai d'uranium, la pechblende, par Pierre et Marie Curie, en 1898. Le béryllium et le radium sont des éléments rares ; en revanche, le calcium et le magnésium font partie des dix éléments les plus répandus dans la croûte terrestre, […]
Autres références
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Bibliographie
J. Bénard, G. Bouissières, H. Brusset, T. Dupuis, A. Maillard, P. Pascal, E. Rinck, P. Silber, « Groupe II : glucinium, magnésium, calcium, strontium, baryum, radium », in P. Pascal dir., Nouveau Traité de chimie minérale, t. IV, Masson, Paris, 1958
H. Brusset, « Strontium », in A. Pacault & G. Pannetier dir., Compléments au Nouveau Traité de chimie minérale, t. VI, Masson, 1976
N. N. Greenwood & A. Earnshaw, Chemistry of the Elements, Butterwesth-Heinemann, Boston, 2eéd. 1997.
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