5. L'essai de ressuage
L'essai de ressuage est surtout utilisé pour les métaux non ferreux, car, pour les métaux ferreux, la magnétoscopie est plus sensible. Il permet de mettre en évidence la présence de discontinuités à la surface des pièces. Son principe est simple. La surface du métal, mise à nu et bien nettoyée, est enduite d'un liquide pénétrant, coloré ou sensible à la lumière ultraviolette. Ce liquide, de faible tension interfaciale, pénètre dans les criques. Après quelques minutes d'attente, la surface de la pièce est débarrassée de l'excès de liquide et nettoyée. On la recouvre d'une couche mince de révélateur, généralement une poudre fine et blanche en suspension dans un liquide volatil. Le liquide évaporé, la couche de poudre joue le rôle d'un buvard. Elle force le liquide coloré, infiltré dans les criques, à ressortir à la surface de la pièce, en colorant localement le révélateur à leur aplomb. La coloration, plus ou moins intense et large, matérialise les discontinuités et donne une idée de leur importance.
Généralement, le liquide coloré et le révélateur sont contenus dans des bombes à pulvérisation, ce qui facilite leur application. Le procédé de ressuage, relativement sensible, est peu coûteux, ne nécessitant pas l'emploi d'un appareillage spécial.
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