1. Auteur
La production de Bach est intimement liée aux postes qu'il occupe. À la cour, luthérienne, de Weimar (1708-1717), il compose pour l'orgue et doit écrire une cantate par mois. À celle, calviniste, de Köthen (1717-1723), il lui est interdit de composer de la musique d'Église ; il en profite pour écrire des œuvres instrumentales, parmi lesquelles les Concertos brandebourgeois. Il passe le reste de sa vie comme cantor de Saint-Thomas, à Leipzig, où il compose ses cantates, catholiques, d'Église, ses oratorios, ses passions, sa Messe en si, ses Variations Goldberg pour clavecin, son Art de la fugue, inachevé, son Clavier bien tempéré.
2. Genre - Messe
Jusqu'au IIe concile du Vatican (1962-1965), la principale cérémonie de la liturgie catholique comporte trois genres : basse (sans musique), chantée (avec orgue) et solennelle (usant de la polyphonie vocale, avec ou sans instruments et, à partir du XVIIe siècle, éventuellement avec orchestre, par exemple dans cette Messe en si). La messe romaine se divise elle-même en deux parties, qui s'interpénètrent : l'ordinaire (ou commun) et le propre. L'ordinaire, immuable, enchaîne kyrie, gloria, credo, sanctus et agnus Dei. Le propre désigne les parties variables en fonction des fêtes religieuses : introït, graduel, alléluia, séquences et antiennes.
3. Forme - Messe pour solistes, chœur et orchestre
La messe pour solistes, chœur et orchestre se développe parallèlement à l'éclosion architecturale des grandes églises et cathédrales. Elle donne naissance, au XVIIIe siècle, à un genre nouveau, l'oratorio. La messe avec orchestre sort donc peu à peu de son cadre proprement liturgique, avec un point de rupture qui est constitué par la Missa Solemnis (1824) de Beethoven[…]
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