Autant les cellules souches de l'animal sont discrètes (surtout lorsque le niveau d'organisation de celui-ci est élevé) donc difficiles à localiser et à séparer des tissus dans lesquels elles sont incluses, autant les cellules juvéniles de végétaux ont été faciles à identifier par la simple observation des zones de croissance par lesquelles la construction de la plante est assurée.
Ces zones constituent des ensembles cellulaires cohérents et bien coordonnés fonctionnellement, les méristèmes, dans lesquels chaque unité de vie est une cellule non différenciée. Le contenu de la cellule végétale méristématique ne diffère pas profondément de celui des cellules animales embryonnaires, du fait de l'absence des plastes, organites typiques des végétaux.
En se multipliant activement par succession de cycles cellulaires, ponctuée de mitoses (qui assurent la transmission du patrimoine génétique par les chromosomes issus du noyau cellulaire), elles engendrent les constituants du corps végétal : tige, feuilles, racines. Leur fonctionnement pendant l'entière durée de vie de la plante prolonge le travail qu'ont accompli, au début de cette vie, les cellules embryonnaires, qui sont celles de la graine chez les plantes à fleur ou leurs équivalents chez les autres cormophytes.
À défaut de reproduction sexuée, cependant, beaucoup de plantes peuvent soit réutiliser leurs cellules méristématiques, soit reprogrammer en cellules souches des cellules différenciées, pour court-circuiter la reproduction sexuée en produisant des foyers méristématiques supplémentaires qui permettront la multiplication végétative : autrement dit, le clonage naturel. Soulignons à ce propos que la reprogrammation expérimentalement obtenue dans le cas de cellules animales à des fins de clonage (2007), vient de prouver l'uniformité des mécanismes vitaux fondamentaux.
1. Méristèmes primaires et organogenèse
Tout végétal vasculaire montre, durant la phase d'embryogenèse, des divisions uniformément réparties au niveau de toutes ses cellules. Puis, tandis que l […]
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