Le rapide progrès des sciences et des techniques est souvent dû à des individus comme Mercator, personnage de la Renaissance. Par sa formation, il s'oriente naturellement vers la cartographie et, par goût, vers les mathématiques. Il a su allier les deux en créant un système de projection destiné à la représentation de la surface terrestre sur une carte plane.
De son véritable nom Gerhard Kremer, ce mathématicien et géographe flamand est initié dès l'âge de dix-huit ans à la construction des globes par son maître de l'université de Louvain, l'astronome cartographe Frisius. En 1538, il dresse sa première carte du monde ; en 1541, à la demande de Charles Quint, il construit un globe terrestre et un globe céleste.
En 1552, il s'établit définitivement à Duisburg et commence, tout en fabriquant une grande carte de l'Europe, à travailler au système de projection qui porte son nom. Désormais, il se consacrera exclusivement à la cartographie. En 1569, il publie la première carte du monde connu, à l'usage des navigateurs, sous la forme d'un ensemble de dix-huit feuilles. Pour la réaliser, il a utilisé un mode de projection original, respectant les angles, consistant à projeter la surface de la Terre sur un cylindre tangent à l'équateur.
Après la publication en 1578 d'un ouvrage intitulé Tabulae geographicae Cl. Ptolemaei ad mentem auctoris restitutae et emendatae, il travaille à la fabrication de son Atlas, sive Cosmographicae meditationes de fabrica mundi et fabricati figura, qu'il fait paraître en 1585 et dont la version définitive, complétée, sera éditée en 1595, un an après sa mort, par ses deux fils.
Guy POURSIN
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