4. Biologie et pêche
Les sels nutritifs apportés par les fleuves sont, par le brassage des eaux, maintenus à la disposition du phytoplancton dans les couches ensoleillées. Aussi phyto- et zooplancton sont-ils fort abondants, ce qui permet une grande richesse en poisson.
La pêche est restée traditionnelle jusque vers 1950, avec une production tournée vers le poisson de consommation humaine, dans laquelle le hareng constituait la moitié des prises, le reste étant composé d'aiglefins, de morues (sur le Dogger Bank et au large des côtes d'Écosse) et de poissons plats. Le hareng de la mer du Nord, intermédiaire par ses caractères morphologiques entre celui de la mer Baltique et celui de la mer de Norvège, était traditionnellement pêché à l'âge adulte (vers cinq ans) à l'aide de filets dérivants, notamment entre les Shetland et la Norvège, et dans les grandes concentrations d'adultes proches des côtes britanniques (les adultes vont vers le sud quand la saison s'avance). Le développement, surtout au Danemark, de la pêche au poisson industriel pour la fabrication de farines et d'huiles a gravement perturbé cet équilibre, le chalutage prélevant beaucoup de jeunes. L'avenir de la pêche au hareng était fortement compromis quand l'application, à partir de 1974, des règlements communautaires a renversé la tendance : la part des espèces comestibles dans l'utilisation par l'industrie est revenue de 50 p. 100 à 15 p. 100, et la mer du Nord, qui fournissait de 40 à 45 p. 100 du poisson de consommation pêché par les Danois, n'en donne plus que 30 p. 100. Grâce à ces mesures, on peut espérer voir le stock de harengs se reconstituer progressivement.
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