3. Hydrologie
• Marées
Les marées de la mer du Nord sont dues, pour l'essentiel, à l'onde lunaire principale semi-diurne, qui pénètre par le nord-ouest et longe les côtes britanniques avant de se scinder en deux branches, dont l'une tourne en baie Flamande autour d'un point amphidromique situé entre Yarmouth et le Helder, alors que l'autre tourne autour d'un point amphidromique situé au large du Jutland. Les marnages sont systématiquement plus forts du côté britannique, mais des deux côtés ils subissent des renforcements locaux dans les estuaires et les baies : ils ne dépassent 6 mètres que dans les baies britanniques, atteignent 4 mètres dans les baies du continent, sont sensiblement plus faibles sur les côtes d'Est-Anglie et de Hollande, et très faibles sur les côtes norvégiennes et dans les détroits danois.
Les courants de marée, faibles au centre et sur les côtes du Nord-Est, sont plus vigoureux le long des côtes britanniques, où leur direction est méridienne, et le long des côtes de Frise, où elle est zonale ; là, ils dépassent un nœud (0,5 m/s) ; dans la baie Flamande, ils atteignent 2 nœuds, et peuvent dépasser 3 nœuds.
De grands cataclysmes résultent en mer du Nord des ondes de tempête engendrées par les vents du nord et de l'ouest dus à des dépressions passant sur le nord de la mer : les eaux repoussées vers le sud, puis vers l'est, par ces vents peuvent provoquer des surélévations de niveau supérieures à 2 mètres, qui sont catastrophiques lorsqu'elles coïncident avec des pleines mers de vive-eau. Les inondations qui ont affecté la Zélande le 1er février 1953 ont été les plus dévastatrices du siècle, et ont incité à prendre des mesures protectrices de très grande ampleur.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 7 pages…



