Bactérie pathogène pour l'homme, responsable de la méningite cérébro-spinale, le méningocoque, Neisseria meningitidis, découvert par Weichselbaum en 1887, est un diplocoque ayant l'aspect de deux grains de café opposés par leur face plane (aspect voisin du gonocoque, dont il est un proche parent). Le caractère Gram négatif est essentiel pour caractériser ce germe. Le méningocoque étant fragile, sa culture est délicate (aérobiose, 37 0C, pH 7,3). En milieux solides enrichis, de petites colonies blanchâtres, de type S (lisses), apparaissent. En milieux liquides, il pousse en bouillon-ascite. Il fermente le glucose et le maltose.
La constitution antigénique des méningocoques est encore mal élucidée. D'après Nicolle, les types I, II, III, IV de Gordon doivent être groupés en : A (I-III), B (II-IV), C (rare) et D (très rare). La spécificité de groupe des types A est due à un polyoside ; la spécificité de type dépend d'une glucoprotéine. En revanche, pour B, une protéine donne la spécificité de groupe, un polyoside la spécificité de type. En outre, les méningocoques seraient porteurs d'un antigène somatique, véritable endotoxine. Enfin, ils peuvent subir de n […]
