Le mélodrame est un genre décrié. Sa réputation a été grande et René Charles Guilbert de Pixérécourt (1773-1844), le « Corneille du mélodrame », gagnait, à produire des mélodrames, plus de 25 000 francs par an. Somme énorme. De nos jours, le mélodrame « est victime d'un reproche majeur et général : il est populaire, boulevardier, vulgaire ; c'est la tragédie du pauvre ou le drame du pauvre », écrit P. Frantz, qui ajoute : « Il n'est décrit qu'à travers deux figures si fréquentes de l'histoire littéraire, celle de la décadence et celle de l'enfance ; il est décrit tantôt comme l'ultime décadence de la tragédie, [...] tantôt comme l'enfance du drame romantique. »
Au commencement, le mot mélodrame est quasi synonyme d'opéra ; c'est le cas pendant la seconde moitié du xviiie siècle ; après quoi, tout en conservant l'idée que l'action doit s'y accompagner de musique, le mot désigne une sorte bien précise de drame populaire, de « tragédie des boulevards » (Geoffroy). L'origine du mélodrame est complexe ; il tient du roman noir auquel il doit son goût de la terreur et des effets pathétiques : ses rapports avec le drame bourgeois sont rendus évidents par la pré […]
Autres références
« MÉLODRAME » est également traité dans :
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BOULEVARD THÉÂTRE DE
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MÉTASTASE, ital. PIETRO TRAPASSI dit METASTASIO (1698-1782)
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*Poète italien né à Rome. Improvisateur applaudi dès l'âge de dix ans, Métastase est remarqué par Gian Vincenzo Gravina (1664-1718), un des fondateurs de l'Académie de l'Arcadie, qui le prend sous sa protection, grécise son nom de Trapassi en Metastasio et lui donne une éducation classique. Il est ensuite confié, en Calabre, au philosophe cartésien…
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Bibliographie
P. Brooks, « Une esthétique de l'étonnement », in Poétique, Seuil, Paris, 1974
J.-P. Davoine, « L'Épithète mélodramatique », in Revue des sciences humaines, no 162
P. Frantz, « L'Espace dramatique de La Brouette du vinaigrier à Coelina », in Revue des sciences humaines, no 162
Le Mélodrame, no spec. Europe, 1988
C. Nodier, Préface au Théâtre choisi de Pixérécourt, Paris, 1841
J. Przybos, L'Entreprise mélodramatique, Corti, Paris, 1987
J.-M. Thomasseau, « Le Mélodrame et la censure », in Revue des sciences humaines, no 162
Le Mélodrame sur les scènes parisiennes, univ. Lille-III, 1974
Le Mélodrame, coll. Que sais-je ?, P.U.F., Paris, 1984.Revue des sciences humaines, no 162, 1976.
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