3. Les Acalèphes ou Scyphoméduses
Les Acalèphes (akalephè en grec signifie ortie), méduses urticantes, sont les méduses les plus évoluées. Elles n'ont pas de velum, les gonades se développent dans quatre poches s'ouvrant à la face inférieure de la sous-ombrelle. Les organes des sens sont des rhopalies comprenant un statorhabde auquel sont annexés une fossette olfactive et des ocelles. L'ombrelle est le plus souvent hémisphérique et sa musculature est bien développée. Le manubrium se termine par une bouche carrée, dont les angles se prolongent par des bras. L'appareil gastrique est complexe, l'estomac montre des bourrelets saillants sur lesquels s'élèvent de petits prolongements filamenteux (digitelles) qui portent des cellules glandulaires digestives et des nématoblastes ayant comme fonction d'achever de tuer les proies avalées. Les Acalèphes, généralement de grande taille, sont pélagiques, appartenant soit au plancton côtier, soit à celui de haute mer. Les méduses du large se rencontrent près des côtes à la fin de l'été et en automne, période de leur maturité sexuelle. Les Acalèphes ont été réparties en cinq ordres :
– Charybdéides : de forme cubique (anciennes Cuboméduses), elles possèdent quatre tentacules creux, avec anneau de nématocystes. Une membrane nommée velarium clôt en partie la cavité sous-ombrellaire. Le type est Charybdea marsupialis.
– Coronates : chez ces méduses, le bord de l'ombrelle est découpé en lobes au fond desquels sont insérés les tentacules. Un sillon circulaire, ou coronal, divise l'exombrelle en deux étages superposés ; elles sont en grande partie abyssales. Le type est Nausithoë punctata, espèce de haute mer des régions tropicales. Sa forme larvaire, ou scyphistome, vit à l'intérieur de diverses Éponges côtières, elle produit des éphyrules (petites méduses sans tentacule) qui sortent par les oscules des Éponges hôtes et qui, devenant pélagiques, se transforment en adultes.
– Séméostomes : le caractère général de ces méduses est l'existence d'une bouche aux angles de laquelle se développen […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 4 pages…



