3. Solutions proposées
Le médecin joue un rôle important ; il s'efforce de limiter les difficultés rencontrées, mais ne peut en aucune façon les résoudre seul. Le « consentement éclairé » du malade doit donc toujours être demandé. Mais la gravité de la maladie ne permet pas toujours de le recueillir. La famille de ce malade peut alors être sollicitée – avec les réserves liées aux débats parfois sordides de la comédie bourgeoise.
Les résolutions internationales (Nuremberg, Helsinki, Hawaii) ont le triple caractère d'être généreuses, vagues, et souvent non appliquées. Les lois sont parfois utiles mais la rapidité des progrès de la biologie est telle que la loi à peine promulguée est déjà dépassée. « La science va plus vite que l'homme », a dit justement un homme d'État français.
Ces difficultés ont, en de nombreux pays, suscité la formation de comités d'éthique chargés d'examiner les nouvelles questions morales posées par les progrès de la science. Ces comités sont très divers :
– par la qualité de leurs membres : il paraît souhaitable d'associer aux médecins et aux biologistes des théologiens, des philosophes, des sociologues, des juristes, des représentants des citoyens ;
– par leur compétence, limitée à la recherche biologique et médicale, étendue à l'ensemble de la biologie et de la médecine ;
– par leur durée, comités permanents ou comités ad hoc disparaissant lorsque l'examen de la question considérée est terminé ;
– par leur pouvoir, financier dans certains cas (attribution de crédits de recherche), politique, juridique ou purement moral. Cette dernière formule paraît préférable.
Il existe assurément une histoire et une géographie de la bio-éthique. Le premier projet de cathétérisme cardiaque a été rejeté comme contraire à l'éthique vers 1935 par une éminente société savante. Le cathétérisme cardiaque inspire aujourd'hui toute la chirurgie du cœur. Les conséquences de la procréation in vitro ne sont pas envisagées de la même façon en Asie bouddhiste, à Rome ou par des philosophe […]
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